Nous avons donc drogué la Louloute qui est du coups beaucoup plus calme que d’habitude, même si elle ronchonne encore et
miaule son mécontentement dans les virages.
Partis vers minuit, il n’y a personne sur la route, qui plus est un jeudi soir. De la bonne musique et environ 5 arrêts et
1000 kilomètres plus tard, il est environ 11h30, le lendemain, quand nous quittons l’autoroute pour prendre la direction de Jobourg, petit village de la Manche, destination final de notre
petit voyage nocturne.
Environ à 17 kilomètres de l’arrivée, l’homme trouve qu’il y a quelque chose de bizarre avec l’embrayage.
Finalement au bout de quelques lacets, il jette la voiture sur le bas côté en me disant : « je n’ai plus
d’embrayage ! »
« Comment ça tu n’as plus d’embrayage ?!!!? »
« J’en sais rien, on dirait que le câble à pété net… »
« C’est pas possible voyons, elle sort du garage et j’ai demandé au garagiste de justement bien vérifier l’embrayage,
il a dit que c’était la butée qui faisait du bruit, qu’on ne pouvait rien n’y faire, mais que ça ne risquait rien. »
L’homme imperturbable :
« N’empêche que y’a plus d’embrayage…. »
Dans notre malheur nous avons eu la chance d’être en rade devant un garage, mais un garage pour tracteur : Et
oui ! Faut pas rêver non plus, on n’est pas au bout du monde pour rien !
Dans ce garage il y a quand même un gentil monsieur qui demande si il peut aider et regarde sous la capot, pour nous dire
que ce n’est pas le câble d’embrayage qui à cassé mais la butée…
Je manque de m’étouffer de colère, mais comme je ne peux pas taper sur mon garagiste, j’essaye de garder mon calme.
Après un coups de fil aux parents de l’homme qui nous attendaient, j’appelle mon assistance automobile : oui, j’ai
une assistance dont je ne me suis jamais servie.
J’appelle. Je tombe sur une bande qui me fait patienter : je patiente, en anglais et en français.
Au bout de quelques longues minutes on me passe un jeune homme qui respire
la zen attitude et qui à appris par cœur le ton ultra rassurant qui fait tomber la panique et l’inquiétude comme un massage de thalasso.
J’avais sortie sur mes genoux, ma carte grise, mon assurance pour être prête à lui donner tout numéro qu’il ne manquerait
pas de me demander : première surprise c’est mon numéro d’immatriculation qu’il veut.
Il me demande ou je suis, ça tombe bien on est juste après la sortie d’un village, donc un nom précis : il nous
trouve ! Et pourtant Saint Martin de Gréard....
Enfin il sait ou nous sommes, et tout de go, il me dit :
« Comme vous êtes à plus de 800 km de chez vous, on vous rapatrie vous, votre mari et votre chat, avec la voiture
sans problème. »
Je lui coupe la parole brutalement.
« Mais je ne veux pas rentrer ! On vient de se taper 1000 bornes dans la nuit c’est pas pour rentrer chez nous à
17 kilomètres de l’arriver ! »
Il rigole le fourbe.
« Bon, je vous trouve une dépanneuse dans l’heure, c'est dans le contrat, et il précise en riant, vous ne me
facilitez pas les choses parce qu’il est midi cinq là, et on vous prête une voiture de remplacement pendant 48h. Je vous envoie la dépanneuse, rappelez moi du garage quand vous saurez ce qu’il en
est et on avisera a ce moment là. »
Une demi-heure plus tard la dépanneuse était là.
Arrivés au garage, le garagiste confirme : la butée d’embrayage à cassée, il faut changer tout l’embrayage…
Je rappelle le gars de mon assistance qui, ne m’ayant pas donné son nom est impossible à retrouver et c’est donc une
charmante dame qui me répond que ma voiture étant immobilisée jusqu'à mardi soir, ils peuvent me prêter une voiture. Je lui répond que mes beaux-parents étant par là, ce n’est pas
nécessaire.
Du coup elle me demande pourquoi je l’appelle si elle ne peut rien faire pour moi : je reste interdite : parce
qu’on m’a demandé de le faire.
Je dois dire que nerveusement, j’étais en très mauvais état après ça et que je ne manquerais pas d'aller péter un
scandale au garage qui à fait la révision de ma voiture en rentrant de vacances, ça va être phénoménale tellement je lui en veux à lui.
Imaginez 3 secondes que ça nous soit arrivé sur l’autoroute….
Enfin bref ! Voilà comment on débutées nos vacances en Normandie, mais du coup, ça ne peut qu’aller
mieux J
(La maison de la grand mère d'Aymeric vue de face)
C'est vous qui le dites !